Chateau rioublanc

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Septembre 2012 : vendanges au Château Rioublanc

Vendanges manuelles au Château Rioublanc

 

Les vendanges ont commencé le 24 septembre dans une parcelle de sémillon tout à côté du Château. Bien entendu, comme pour tous nos raisins blancs, la cueillette est manuelle.

Choisir la bonne date pour commencer les vendanges ne relève pas du hasard. Il aura fallu prélever des échantillons dès le début septembre pour analyser l'évolution des sucres et de l'acidité. Il aura fallu évaluer l'évolution de la météo ; or plus on dispose de sites Internet pour nous informer, et plus on se pose de questions ! Il aura fallu enfin, se promener dans les vignes, goûter les raisins, secouer un peu les ceps pour voir si les raisins sont bien accrochés...

Enfin, un jour, il faut trancher : ce sera demain !

Ce jour là tout est déjà prêt.

Les vendangeurs bien sûr, c'est d'autant plus facile que ce sont d'abord les 10 salariés qui oeuvrent tout au long de l'année au Domaine. On double l'équipe avec des saisonniers, certains sont expérimentés, d'autres pas, il faudra réexpliquer que le seau doit se placer bien sous le cep pour ne pas perdre une graine...que le moelleux accepte les raisins attaqué par la pourriture mais surtout pas le crémant...

A la cave, tout a été lavé : le pressoir, la "sauterelle" (tapis élévateur), les cuves...

Dès l'obtention des premiers jus de pressurage, on vérifie au densimètre la richesse en sucre, on déguste aussi, et on re-déguste les jus suivants, souvent. Le soir on réalisera qu'on a sauté le repas de midi, mais on n'avait pas faim et pour cause...

J'ai souvent pensé que si l'Homme a inventé le vin c'était d'abord par incapacité à conserver le jus sucré de la vigne... heureusement, la métamorphose de ce jus a donné naissance à un breuvage presque divin, le vin !

Cette année, le jus était très sucré. Après débourbage (sédimentation) il se révèle particulièrement lumineux.

Les fermentations des futurs vins blancs moelleux et vins rosés se déroulent tranquillement, à température fraiche pour préserver les arômes.

La première cuve de rouge a été rentrée le 4 octobre. Le plus dur a été la confirmation de ce que nous craignions tous : la récolte sera petite.

Quant à la qualité, il est un peu tôt pour se prononcer, mais en se référant aux arômes des premiers raisins récoltés on a droit à une belle consolation. Au moins ce devrait être bon.

Maintenant, nous entrons dans le subtil travail d'extraction. Il s'agit d'abord d'obtenir la matière la plus équilibrée possible avec assez de structure pour traverser les années sans faiblir. En même temps il faut orienter la fermentation pour que s'exprime un nez le plus riche possible. Nous avons bien sûr des "recettes" en jouant, tout au long de la fermentation alcoolique sur la température, la fréquence et l'intensité des remontages, la juste dose d'aération... Ensuite, il faudra favoriser la fermentation malolactique et planifier un élevage le plus juste, adapté au vin nouveau que nous aurons vinifié.

Ce sera le sujet d'une autre newsletter... dans quelques mois, patience, patience.