Chateau rioublanc

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La lettre de Rioublanc : N°2 Février 2012
Il y a bien longtemps
que nous n'avions pas connu une vague de froid aussi vive : du 1er au 13 février 2012 les temrelevé température février 2012 St Ciers d'Abzacpératures moyennes sont restées sous 0°C avec des pics à -15°C.Cette situation nous a rappelé l'hiver 1956 : des températures très douces en décembre et janvier suivi d'un mois de février glacial. A l'époque la vague de froid avait duré tout le mois de février et de nombreux ceps de vigne moururent (d'autant que le sol lui-même avait gelé profondément).
En effet, la vigne est une plante méditerranéenne et supporte mal les grands froids. De même, en janvier 1985 quand la température a atteint -21°C de nombreux ceps ont souffert et parfois jusqu'à l'éclatement.

Février 2012 : vignes
Nous pensons que nous n'aurons pas de dégâts dans les vignes installées. En revanche, les jeunes plants nous inquiètent un peu... il faudra attendre le mois de mai pour être rassurés.
Evidemment, le froid a rendu le travail difficile dans les vignes et a limité les expéditions de vins.
Bien sûr, le froid est normal en hiver. Il est d'ailleurs bénéfique pour la levée de dormance des bourgeons. Il assurera donc au printemps un meilleur débourrement (ouverture des bourgeons) : plus régulier et plus homogène. Ceci est favorable pour la floraison et donc pour la récolte future. De plus on a coutume de dire que "cela tue la vermine" en limitant les populations de parasites. Cette aide naturelle est appréciée du vigneron bio.
D'autre part, à la cave, le froid permet une bonne clarification du vin nouveau. On obtient ainsi une bonne limpidité sans filtration. Ici encore, c'est un avantage car un vin limpide aura une meilleure conservation et une couleur plus stable.

 

 

tomber les boisLe tirage des bois est l'opération qui suit la taille de la vigne.
En effet, dans les vignobles palissés, les sarments sont prisonniers des fils de fers qui ont servi à guider les rameaux pendant la belle saison.
Cette opération est rendue difficile par les vrilles qui attachent le sarment au fil de fer. Elles sont très dure car lignifiées, il faut une action énergique pour les rompre.

Dans beaucoup de domaines ce travail est attribué à des salariés peu qualifiés alors que la taille, tâche noble et valorisante, est confiée aux "bons" ouvriers.
Au contraire, Au Château Rioublanc tous les salariés sont formés pour la taille de la vigne et chacun tirera les bois après avoir taillé. L'avantage est double : pour les salariés le travail est moins monotone. Mais surtout, ce sont des salariés qualifiés qui réaliseront les opérations en vert (ébourgeonnage, dédoublage, épamprage). Or ces travaux sont à effectuer sur une courte période (en mai et juin surtout) et faute d'employés qualifiés, on voit souvent des novices opérer ses "petites façons" qui sont pourtant aussi importantes que la taille.
Ainsi, en investissant dans la formation de salariés permanents, nous bénéficions d'une qualité de travail bien meilleure qu'en faisant appel à des saisonniers.

Une fois "la tombée des bois" terminée, nous broyons sur place les sarments pour contribuer à maintenir un bon taux de matière organique dans le sol. Cette solution technique est la meilleure sur un plan agronomique.
Avant l'apparition des broyeurs qui hachent les sarments, il était nécessaire de les éliminer en confectionnant des fagots ou en les brûlant sur place dans des brouettes. Cette opération fastidieuse se pratique encore parfois. Depuis quelques années, certains ont même mécanisé la production de fagots de sarments avec des botteleuses adaptées. les fagots seront alors utilisés soit pour le barbecue soit pour le chauffage.
Mais dans tous les cas, quand les sarments sont prélevés, il faudra apporter du compost pour compenser la perte de matière organique...